Un prix du Concours canadien de journalisme honorera Mary Ann Shadd Cary, une journaliste Noire pionnière

  • Un prix du Concours canadien de journalisme honorera une journaliste noire pionnière
  • Le Prix Mary Ann Shadd Cary pour la chronique sera remis pour la première fois en mai prochain
  • D’autres initiatives pour rendre le concours plus diversifié et inclusif sont en cours

TORONTO, le 15 déc. 2021 – Une journaliste noire du 19e siècle qui a fait œuvre de pionnière sera honorée par un prix du Concours canadien de journalisme qui portera son nom.

Le Prix Mary Ann Shadd Cary pour la chronique sera remis pour la première fois lorsque le nom des lauréats sera dévoilé le 6 mai 2022. Il s’agit du huitième prix qui porte le nom d’une importante figure du journalisme.

Née à Wilmington, Del., en 1823, Mary Ann Shadd Cary a été élevée par des parents noirs libérés qui ont été très actifs dans la lutte pour l’abolition de l’esclavage. Après que le Congrès américain eut adopté la Loi des esclaves fugitifs, renforçant l’habileté les propriétaires d’esclaves à capturer les personnes ayant échappé à l’esclavage, elle s’est établie dans le Sud-ouest ontarien au début des années 1850 et a commencé à travailler à l’éducation et au soutien d’un nombre croissant de personnes en quête de liberté.

Trois ans plus tard, elle a fondé le Provincial Freeman, un journal de combat pour l’abolition de l’esclavage et la libération complète des personnes ayant été réduits à l’esclavage. La devise du journal était «L’autonomie est la véritable voie vers l’indépendance». Les noirs étaient exhortés à insister pour obtenir un traitement équitable et à recourir aux tribunaux s’il le fallait.

Mary Ann Shadd Cary, qui est décédée en 1893, ne craignait pas d’attaquer les institutions ou les personnes qu’elle jugeait malveillantes particulièrement envers la communauté noire, a écrit l’historienne Jane Rhodes en 1998.

Le Freeman a été publié dans le Sud-ouest ontarien et Shadd Cary en a personnellement vendu des copies de l’autre côté de la frontière avant que le journal cesse de paraître en 1860 pour des raisons financières.

Le prix nommé en l’honneur de Mary Ann Shadd Cary compte parmi les 22 qui seront remis le 6 mai 2022 pour célébrer l’excellence du journalisme canadien.

Il s’agit de la plus récente des nombreuses initiatives que le conseil des gouverneurs du Concours canadien de journalisme met en œuvre pour que le programme soit plus inclusif et représente mieux la diversité du pays. Ces changements, qui découlent d’un engagement pris lors de la cérémonie de remise des prix en mai dernier, prévoient :

  • Une réduction des frais pour les journalistes pigistes qui s’inscrivent indépendamment au concours et pour les journalistes qui travaillent pour des médias numériques, hors des cadres traditionnels des journaux.
  • L’ajout au conseil de cinq nouveaux membres qui apporteront une perspective qui manquait auparavant. Ce qui comprend des représentants de la Canadian Association of Black Journalists, du groupe Canadian Journalists of Colour, et des journalistes autochtones et LGBTQ2S+.
  • Des mesures énergiques pour créer un bassin de juges qui sont plus représentatifs de la diversité du Canada. Une importante campagne à cet égard a permis cet automne de dresser une liste qui est beaucoup plus diversifiée que par le passé.
  • Une campagne de sensibilisation pour encourager tous les nouveaux médias admissibles, aussi bien du milieu traditionnel des journaux que des médias numériques, à soumettre le meilleur travail accompli par des journalistes venant de groupes luttant pour l’équité, y compris les PANDC et LGBTQ2S+.

Le Concours canadien de journalisme est ouvert aux journaux quotidiens, agences de presse et sites de nouvelles en ligne. Il a été créé par le Toronto Press Club en 1949 pour encourager et récompenser l’excellence du travail dans les journaux au Canada. Le programme des prix est détenu et exploité par la Canadian Daily Newspaper Awards Programme Administration Corp. depuis 1989.